C’est comme la marche. On accompagne son enfant, on ne lui apprend pas à poser un pied devant l’autre. On l’encourage à avoir confiance en lui.
C’est la phrase que je répète le plus aux familles. Tout ce que je fais en découle.
Mon histoire
Je ne viens pas du sommeil. Je viens de l’épuisement.
En 2020, mon fils est né. La grande découverte de la maternité, dans tous les sens du terme, avec un amour démesuré. Au fil des semaines, on a découvert son reflux et son intolérance aux protéines de lait de vache. Le quotidien n’était pas simple. Et puis les mois ont passé, et mon fils ne dormait pas. Ni le jour, ni la nuit, quelle que soit la méthode.
Je me suis renseignée sur le développement des tout-petits, sur plein de choses. Jamais sur le sommeil. Pour moi il n’y avait rien à savoir : il devait dormir, point.
Je perdais doucement le moral. Je ne me suis pas rendu compte que j’entrais dans une dépression post-partum. Pourtant j’essayais d’être une maman parfaite, avec la maison toujours propre. La vie de tous les jours s’est compliquée aussi, dans notre famille, avec mes amis. La vie dehors, avec un tout-petit qui ne dormait jamais, me faisait peur.
Juste avant son premier anniversaire, j’ai découvert par hasard, sur les réseaux sociaux, ce métier : conseillère en hygiène de sommeil. Je ne dormais plus depuis des mois, je me voyais m’éteindre, toute ma vie était mise de côté. Je me suis dit : qui ne tente rien n’a rien. J’ai fait appel à ses services. Et là, j’ai découvert ce qu’était le sommeil. Une oreille attentive, sans jugement, présente pour m’accompagner et me soutenir.
Tout allait mieux.
En 2025, ma fille est née. Je m’étais promis de ne pas revivre la même chose, alors j’ai mis en place ce que j’avais appris en 2021. J’ai eu très peur lors des premiers couchers. Je te mentirais si je te disais que j’étais en pleine confiance. Non, c’était resté dans un coin de ma tête.
Quand j’ai eu 30 ans et ma fille un an, je me suis rendu compte de l’importance du sommeil. Que la maternité ne se vit pas de la même façon quand on dort. Et qu’il était important pour moi de faire de cette expérience quelque chose de positif, à partager autour de moi, pour aider les familles qui en ont besoin.
Alors je me suis formée. Ça m’a permis de faire la paix avec mes peurs sur le sommeil de mes enfants, et de mieux comprendre tout ce qui entoure ce mot : le sommeil.